Les services publics ne sont pas une variable d’ajustement mais une nécessité vitale !

, par  Secrétariat BL , popularité : 6%

Annonçant lundi soir la prolongation du confinement jusqu’au 11 Mai (mais sans masques ni tests pour tous dans l’immédiat !) et une possible ré-ouverture des écoles à cette date, le président Macron a conclu son intervention par " Sachons sortir des sentiers battus et nous réinventer, moi le premier ". Pour la CGT-INRAE, au-delà des discours, c’est une vraie rupture avec une politique guidée par le profit à court terme au détriment des intérêts de la population qui est nécessaire, et cela, dès maintenant !​

Face à la pandémie de Coronavirus que nous subissons, une évidence s’impose : l’importance de pouvoir s’appuyer sur des services publics forts, qui permettent de maintenir la cohésion sociale et l’équilibre des territoires de notre pays. Les années de politiques d’austérité ne sont pas sans conséquences sur ceux-ci. L’hôpital mais aussi la recherche publique en sont deux exemples criants.
La crise a-t-elle ouvert les yeux au gouvernement Macron ? Malheureusement NON ! Car la Ministre Vidal entend continuer avec sa loi LPPR (Loi de Programmation Pluriannuelle de la Recherche), qui généraliserait la recherche sur projets à court terme et mettrait en place de nouveaux dispositifs de précarité. Et c’est encore un appel à projets qui vient d’être lancé pour le Coronavirus et non un financement pérenne des équipes concernées.
Il est aujourd’hui plus qu’urgent de changer ce mode de financement et de redonner aux équipes de recherche les moyens de travailler sur le long terme. La CGT demande à ce que chaque équipe puisse bénéficier d’une dotation de base significative et pérenne lui permettant de développer ses recherches en toute autonomie. La LPPR doit être abandonnée !
Alors qu’une crise telle que nous la connaissons aujourd’hui rend justement indispensable la capacité de réaction et d’anticipation, il faut pouvoir s’appuyer sur un réseau national disponible et efficace, de la santé à l’enseignement, en passant par la recherche et l’ensemble des services publics.
C’est pour cela qu’il faut abroger la Loi dite de « Transformation de la Fonction publique » qui remet en cause les fondements du service public, et prévoie en outre la liquidation des CHSCT dont on peut tous voir aujourd’hui le caractère indispensable pour la protection des salariés. Et qu’il faut, aussi, revenir sur la Loi d’urgence sanitaire permettant au gouvernement de remettre en cause nombre de droits sociaux (congés, temps de travail, etc…), à coups d’ordonnances.
Le manque de moyens, de masques ou de médicaments sont le résultat des délocalisations des industries pharmaceutiques encouragées par les gouvernements passés comme par l’actuel. La CGT exige que l’Etat reprenne le contrôle total des secteurs stratégiques comme la santé, l’énergie, l’eau, et que s’arrêtent les politiques de privatisation en cours comme celle du dispositif public d’enseignement et de recherche.

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