Abandon des poursuites contre Elie Domota et tous ses camarades !

, par  Secrétariat BL , popularité : 9%

A l’attention de : MM Darmanin, Ministre de l’Intérieur, et Dupont-Moretti, Ministre de la Justice, et du Préfet de Guadeloupe

Jeudi 30 décembre 2021, à l’occasion d’une manifestation pacifique, Elie Domota, porte-parole du LKP et ancien secrétaire général de l’Union Générale des Travailleurs de Guadeloupe (UGTG), a été interpellé de manière violente — et sans fondement. Sous la pression de 2 000 manifestants, il a été relâché après trois heures de garde à vue. Il est cependant inculpé et convoqué le 7 avril prochain par le parquet de Pointe-à-Pitre pour « violences volontaires en réunion sur personne dépositaire de l’autorité publique et refus de se soumettre au prélèvement obligatoire ». Pourtant, les vidéos qui abondent sur les réseaux sociaux démontrent qu’Elie Domota manifestait pacifiquement, les bras en l’air avant de se faire gazer, jeter au sol et menotter. C’est bien lui qui a été victime de violences dans le cadre d’une surenchère gouvernementale répressive contre la mobilisation du peuple guadeloupéen contre le passe sanitaire.

Avec la confédération CGT, le syndicat CGT-INRAE exige l’abandon de la répression et des poursuites engagées à l’encontre d’Elie Domota.

Nous manifestons aussi notre soutien à tous les autres militants qui sont aussi inquiétés comme Gaby Clavier, Séverin Foule, Kengy Rosan, Didier Dyvrande, Georges Petit-Phare, … et exigeons leur relaxe pure et simple.

Que ce soit en métropole ou en Guadeloupe, le Gouvernement doit cesser sa politique de répression et de mépris à l’égard des syndicalistes qui manifestent pour leurs revendications. La seule issue se trouve dans la prise en compte de ces revendications.

Le bureau national de la CGT-INRAE