Nous n’irons plus au bois….

, par  Secrétariat BL , popularité : 87%

Nous n’irons plus au bois….
Les lauriers du « dialogue social » sont coupés.

Si certains se complaisent dans les groupes de travail (GT) de la direction générale pour préparer la fusion/absorption de l’IRSTEA par l’INRA, ce n’est pas notre cas. Nous avons siégé dans ces groupes de travail au début pour essayer au maximum d’obtenir des garanties pour les personnels.
Hélas, il nous faut bien tirer le bilan de cette méga entourloupe….
Prenons un seul exemple : le 28 février 2019, dans le groupe de travail GTn°6, discutant des pré-affectations des personnels, nous avons demandé que chaque agent ait la possibilité, s’il ou elle le souhaite, de revenir en arrière sur cette pré-affectation.

Car on demande aux collègues de dire oui ou non à une pré-affectation dont ils et elles ne connaissent ni l’organigramme, ni les conditions d’exercice des missions. S’ils acceptent, ils iront là où on veut les faire aller. S’ils refusent, ils tombent dans un deuxième tour dont les conditions semblent être pires. Il n’est donc pas étonnant que les PDG se vantent dans leur dernière lettre, que la grande majorité des collègues ont accepté ces pré-affectations.

Au comité technique conjoint du 17 mai 2019 où aucun représentant du personnel n’a voté les textes constitutifs du nouvel institut, nous avons réitéré cette demande, considérant que ce serait le minimum de garantie à apporter pour les collègues. Nouveau refus des PDG au prétexte que ce serait « anxiogène » pour les agents. Et le 11 juin 2019, lors de l’entrevue avec les directeurs de cabinet des ministres, troisième refus avec le même prétexte.

Nous avons appris depuis, que des collègues de l’informatique avaient dû prendre position sur des fiches de postes qui n’existent pas. Et ça, ce ne serait pas anxiogène messieurs les Présidents ?
Si on interrogeait tous les collègues concernés, il y a fort à parier qu’ils ne trouveraient pas « anxiogène » de savoir qu’ils ou elles peuvent revenir en arrière.

NOUS NE VOULONS PAS QUE NOTRE PRÉSENCE DANS CES GROUPES DE TRAVAIL SERVE D’ALIBI POUR PRÉTENDRE QU’IL Y A DU « DIALOGUE SOCIAL » !
NOUS N’Y PARTICIPERONS PLUS !
CAR LE « DIALOGUE SOCIAL », C’EST « CAUSE TOUJOURS » !

A la place de la prochaine réunion d’un des autres groupes de travail (le GTn°5 « Politique sociale et handicap – prévention ») qui est convoquée ce jeudi 4 juillet 2019, nous réunirons des représentants de la CGT de tous les centres pour ensemble lister les revendications que nous défendrons au CT, en particulier celles qui concernent la vraie vie à l’INRA comme à l’IRSTEA : sujétions, temps de travail, carrières, primes, conditions de travail, droit de grève…

Rester indépendants, comme nous l’avons été en initiant avec Solidaires la pétition pour le maintien de nos jours de congés, est désormais le seul moyen, avec la mobilisation de tous, d’obtenir le maintien de toutes nos garanties. Car n’en doutons pas : comme pour le RIFSEEP, c’est la mobilisation qui payera, pas les gentilles discussions entre gens de bonne compagnie.