LPR mobilisation du 13/10 et syndicalisme de combat

, par  Secrétariat BL , popularité : 18%

Deux visions du syndicalisme :
Se battre pour une recherche et des services publics de haut niveau…
ou courir signer des reculs sociaux
et donner un blanc-seing à Vidal et à sa Loi !

Mardi 13 octobre 2020 : à Paris et dans toutes les grosses villes de province (Montpellier, Grenoble, Marseille, Toulouse…) à nouveau des centaines de collègues chercheurs, enseignants-chercheurs, techniciens, administratifs dans la rue pour dire non à la prétendue Loi « Pour » la Recherche (LPR), et une nouvelle fois, un très grand nombre de collègues précaires parmi eux.

« NON à la LPR de Mme Vidal ! » car tous veulent œuvrer à construire un grand service public de l’enseignement supérieur et de la recherche, au service de toutes et tous, avec des moyens humains, financiers et matériels garantis et pérennes, au sein duquel la précarité n’est plus de mise. C’est aussi ce qu’ont aussi exprimé les participants au récent séminaire du département ECODIV, comme les prises de position de plusieurs unités INRAE à Jouy, Orléans, Avignon, etc..

Comme l’a dit le CESE, « ce n’est pas avec ce qui l’a rendu malade qu’on soignera l’enseignement supérieur et la recherche ». Oui, on n’enraye pas la précarité en créant de nouveaux contrats précaires, on ne renforce pas les équipes en accentuant la course aux contrats (il faut au contraire plus de fonds propres et plus de pérennité ! ), on n’encourage pas les collègues à coups de carottes-primes ou de bâtons-modulation de la prime (il faut revaloriser les grilles indiciaires et augmenter la valeur du point d’indice !), on ne favorise pas de bonnes conditions de travail en exhortant sans cesse à l’excellence, au culte de l’individu.

NON A LA LPR, mais NON aussi au protocole d’accord associé relatif « aux perspectives de rémunérations et de carrières ouvertes dans le cadre de la programmation de la recherche ».
En « échange » de quelques maigres améliorations des rémunérations en 2021 (51€/ mois pour les CR) très loin de compenser la perte du pouvoir d’achat et des promesses mirobolantes pour… 2027 (!), ce protocole entend généraliser les primes à la tête du client (le fameux CIA) que nous avions bloquées à l’INRA, étendre aux chercheurs le RIFSEEP avec ses primes à la « performance », et mettre concrètement en place les dispositifs d’emplois précaires prévus dans la LPR.

La CGT a refusé, comme SUD, FO et la FSU, d’avaliser ce blanc-seing à la LPR… mais d’autres y ont apposé leur signature au nom d’un syndicalisme qui aurait « changé de visage ».

Sur le pavé ou dans les assemblées générales, nous avons vainement cherché les tenants de cet « autre » syndicalisme. Aucun ! Sans doute trop occupés à « fêter » avec la ministre et d’autres, la signature du dit protocole. Et ce, avant même que la loi LPR passe au Sénat !
De fait, et quoiqu’ils s’en défendent, les signataires de cet accord se montrent solidaires d’une loi qui continuera à précariser et à individualiser, au nom de l’excellence, au nom de la compétitivité, au nom de Shanghai et de ses classements qui n’ont d’autres buts que de privatiser enseignement et recherche !

Ces militants « novateurs », « responsables », sont également les mêmes qui brillaient par leur absence (et pour cause !) lors des manifestations monstres de l’hiver dernier pour empêcher la réforme de nos retraites, et maintenir le calcul de la pension basé sur les 6 derniers mois de salaires dans la fonction publique.

La CGT ne s’inventera pas de lifting pour arborer un « nouveau » visage : nous préférons continuer de nous battre plutôt que de négocier le poids des chaines !
Elections :
Plus qu’un jour à l’INRAE pour faire votre choix,
Votez pour le combat, votez CGT !
Rejoignez le combat, rejoignez la CGT !