Exigences écologiques et exigences du capital sont incompatibles !

, par  Secrétariat BL , popularité : 13%

La crise écologique globale est constituée de quatre dimensions intimement reliées entre elles : le changement climatique, l’extinction massive de la biodiversité naturelle et cultivée, l’effondrement actuel ou à venir des ressources naturelles physiques (pétrole, gaz, phosphate, terres rares...) ou biologiques (agriculture et forêt) et la pollution globale.

L’INRAE mène des recherches qui ont trait à toutes les dimensions de la crise écologique. Mais ces recherches sont le plus souvent menées sans remettre en cause un contexte social et économique contraint par les exigences du néolibéralisme, de la mondialisation des échanges et de la toute-puissance des marchés. D’un côté, on cherche des solutions pour permettre la survie à long terme de notre espèce dans son écosystème, et de l’autre, on le fait en acceptant les exigences de rentabilité à très court terme du capital, prêt à accepter toutes les formes de pillage même celles qui mettent en péril le long terme. Nous sommes invités à imaginer les solutions de demain dans un cadre incompatible avec une résolution durable des problèmes écologiques. Cela ne peut pas fonctionner.

La CGT-INRAE défend l’idée que les exigences du capital en termes de taux de profit et de dividendes versés aux actionnaires sont incompatibles avec une vraie transition écologique, qui requiert de radicalement changer de modes de production et de consommation.
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