Comité technique conjoint INRA-IRSTEA du 6 Février

, par  Secrétariat BL , popularité : 54%

Comité technique conjoint INRA-IRSTEA du 6 Février
La CGT-INRA refuse de se prêter à une mascarade visant à cautionner un processus d’affectation individuelle des personnels avec à la clé des mobilités contraintes !

Comme annoncé dans notre message du 5 février, les élus CGT-INRA se sont rendus ce mercredi 6 février 2019 à la convocation d’une des nombreuses réunions conjointes prévues des Comités Techniques de l’Inra et de l’Irstea. Les élus CGT-INRA y ont fait la déclaration suivante préalablement à l’ouverture de la séance :

« Avant toute discussion à ce Comité Technique conjoint INRA-IRSTEA, les élus CGT-INRA entendent avoir une réponse des deux PDGs concernant le texte intitulé « Création d’un institut unique INRA-IRSTEA », qui entend instituer dès maintenant un « processus d’affectation individuelle des agents ».
Au-delà de la novlangue employée, ce texte élaboré sans aucune discussion préalable avec les représentants des personnels, ni aucun avis des instances représentatives, revient dans les faits sur toutes les garanties précédemment énoncées concernant l’absence de mobilité fonctionnelle et/ou géographique. Des agents tant INRA que IRSTEA se verraient immédiatement « proposer » de nouvelles affectations à partir d’entretiens individuels avec des « préfigurateurs ». Et tous ces agents, à qui une seule proposition d’affectation serait faite devraient accepter de voir leur avenir imposé en quelques semaines au nom de l’avancée à marche forcée pour le 1 janvier 2020. Les PDGs s’émanciperaient au passage des règles Fonction Publique où il apparaît invraisemblable qu’une seule proposition d’affectation soit proposée, et sans aucun recours, les CAP n’étant évoquées que pour valider le processus une fois terminé !!! Toutes les fusions précédentes d’universités où les personnels étaient forcés avec le même type de processus de re-candidater sur de nouveaux postes se sont terminées dans les larmes et les burn-outs !
Qu’on ne compte pas sur nous pour accepter cela, d’autant que la volonté gouvernementale de réduire encore plus les dépenses publiques amène les plus grands doutes sur les financements et les créations d’emplois titulaires nécessaires au fonctionnement effectif de cet institut unique
Les élus CGT-INRA demandent donc solennellement aux PDGs de retirer ce document et d’abandonner le processus d’affectation individuelle des agents tel qu’envisagé, en stoppant les entretiens individuels à tous les niveaux et en garantissant par écrit le maintien de tous les postes de travail dans les deux instituts, sans changement de fonction ou mobilité géographique imposés
Nous entendons avoir votre réponse avant l’ouverture éventuelle de cette réunion conjointe des Comités Techniques.
 »

Si les PDGs de l’INRA et de l’IRSTEA ont accepté, en bons « dialogueurs sociaux », de nous laisser parler, ils se sont catégoriquement refusés à retirer le texte codifiant de manière inacceptable les procédures d’affectation individuelle des agents.
Rappelons que ce texte prévoit une seule proposition d’affectation faite à chaque agent concerné par une évolution de structure, avec un délai de 2 semaines de réflexion pour accepter ou refuser puis, en cas de refus, une entrée dans un processus de « postulation » où les agents devraient se positionner sur les besoins non couverts mis en ligne, les agents ne formulant pas de vœux, ou non retenus sur leurs vœux étant mis en contact avec une cellule RH.
Tout cela avant même qu’un institut unifié ne soit créé, et que les éventuelles décisions de réorganisation des structures ne soient validées par les instances représentatives. Bref, le règne du fait accompli.

Devant cette fin de non-recevoir, les élus CGT-INRA ont décidé de quitter le CT conjoint, refusant que les directions puissent se prévaloir d’un quelconque « dialogue social » avec les organisations syndicales.
Tout était, en fait, ficelé d’avance comme dans certains autres « grands débats ». Ce n’est pas ça, notre conception d’élus du personnel. De la même manière, les représentants CGT-INRA en CCHSCT de l’INRA ont refusé de siéger en réunion conjointe avec le CCHSCT de l’IRSTEA le 30 janvier dernier, dénonçant eux-aussi de tels procédés (voir plus bas dans les documents joints).

Tout ceci est inadmissible !
Il faut réagir et vite**
Réunions dans tous les services et unités
pour réaffirmer l’exigence d’un moratoire à une telle fusion
et refuser « collectivement » les entretiens « individuels »

Impossible ? Pour le RIFSEEP, c’était aussi considéré impossible d’échapper au traitement à la tête du client, mais nous avons vu qu’en nous mobilisant tous ensembles, nous pouvions faire bouger les choses.

La recherche est un collectif de travail, une communauté :
A quoi riment tous ces questionnaires et entretiens individuels ?
Quand les agents se retrouvent-ils pour discuter et décider collectivement ?

(**Cf. le calendrier des 2 tours d’entretien et de postulation : dans les documents joints ci-dessous)
Le doc complet de la DG : idem, dans les docs joints ci-dessous.